D'hier à aujourd'hui - Historique du Comité permanent des Fêtes et du Défilé fleuri de Saumur.

Au XIXème siècle, origine des défilés festifs à Saumur.

L'évocation la plus ancienne d'un défilé festif, retrouvée dans les archives municipales, date du 26 Ventôse an 11 (Mi-Carême du 17 Mars 1803). À cette époque le journaliste Bonnemère relate dans la presse une cavalcade dont le déroulement rappelle celui des défilés modernes, avec musiques - groupes dansants - chars.

Victor Boret fils est élu secrétaire général du comité des fêtes de Saumur créé le 9 Février 1899.

Histoire de Saumur par Joseph-Henri Denécheau.

 

 

Photo : Extrait du journal l'Avant-Garde annonçant la fête du 14 mars 1897.

À cause d'une pluie ininterrompue, la fête fut reportée au dimanche suivant qui s'avéra très doux...

Comme dans de nombreuses villes, les sommes d'argent récoltées au cours des grandes fêtes publiques qui réunissent musiques et chars, vont aux œuvres de bienfaisance en faveur des déshérités et des personnes âgées. Après la Seconde Guerre mondiale, le "char de la générosité" en sera l'héritier.

Cliquer sur les photos pour les voir en plus grand format.

Au XXe siècle, défilés festifs avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

Avant la Seconde Guerre mondiale, Saumur s'honore de multiples fêtes populaires : mardis gras, fêtes des fleurs, fêtes aériennes... De nombreuses fêtes sont organisées dans chaque quartier. Celles des Ponts, avec ses mirlitons (bigophones), remporte toujours un vif succès.

Mais les bombardements, les combats de 1940 puis les bombardements de 1944 défigurent ce quartier ainsi que ceux de la gare et de la Croix-Verte.

Il faut attendre la fin de 1950 pour voir la circulation automobile rétablie sur le nouveau pont des Cadets qui remplace le pont des Sept Voies.

Le pont Cessart a fait l'objet d'une seconde remise en état, après celle qui a eu lieu pendant la guerre, mais l'ouvrage faillira en 1968. 

Les premiers chars de cet après-guerre défilent donc, au début de leur parcours, dans une ville en reconstruction.

Avant la mise en service du pont du Cadre Noir en 1982, le jour du défilé fleuri, la circulation routière devait être déviée par Gennes ou Montsoreau.

 

Photos : 

  • Quartiers de la gare de Saumur Rive droite et Croix-Verte - 1944
  • Le pont des Cadets de Saumur en construction - 1949.
  • L'ISAI en construction, côté impair, avenue du Gal de Gaulle - 1949
  • Construction, côté pair, juste avant le Pont Cessart, avenue du Gal de Gaulle - 1950
  • Le Pont Cessart le 11 février 1971 suite à l'affaissement de novembre 1968.

La paix et le renouveau

La première "cavalcade" de Saumur en 1946.

La première cavalcade de Saumur de l'après-guerre eut lieu en 1946. 

Pour construire les chars, il avait fallu se débrouiller avec du matériel de récupération et en utilisant des bons "matières".

Cette cavalcade célébrait la paix retrouvée. Le premier char fleuri récompensé évoquait la victoire du monde sur le nazisme : V 45. L'inspiration des autres chars était très variée : exotisme, escargot, bateau de la république, St Nicolas, un grand poisson, et le char de la reine des sports avec ce slogan : "Le sport, lien d'amitié entre les peuples".

Photos : 

  • V 45 - Quartier Portail-Louis - char fleuri en 1946.
  • Le char des sports - 1946.


Les défilés fleuris

Thème, que je t'aime, que je t'aime !

Pas de défilé festif en 1947. Mais la décision est prise qu'à partir de 1948 tous les chars seront fleuris sur un thème imposé.

De 1948 à 1990, au début de l'été, en partenariat avec les collectivités locales, les commerçants et artisans locaux, les comités des fêtes des quartiers de la ville et de ceux des communes proches, sous la bannière du comité permanent des fêtes de Saumur, réalisent les défilés fleuris (ou fêtes des fleurs), dont le renom dépasse les limites du département et même de la région.

En secret

Chaque quartier cachait avec soin le char qu'il construisait. Le temps passant, les hangars en ville et d'anciens garages devinrent de plus en plus rares. À la fin des années 60, le quartier des ponts utilisait un abri métallique provisoire, construit place Marc Leclerc pour la Foire-Exposition.

Des fleurs par milliers

Les fleurs en papier-crépon sont soigneusement pliées, enroulées, découpées, serrées dans un fin fil de fer, principalement par des femmes, dans différents styles : des roses, des liserons, des campanules, des dahlias, des pompons... Lorsque la structure du char est terminée, elles sont fixées une par une sur des grillages ou collées sur du carton. Même les enfants participent au collage. Tout au long de cet ouvrage bénévole, on s'en met plein les doigts qui prennent toutes les couleurs. Chaque char exige au moins dix mille fleurs, mais ce nombre a été dépassé sur des chars impressionnants construits dans les années 50 à 60.

Comme un coup de canon

Un mortier de feu d'artifice annonçait aux spectateurs que le défilé partait de la place de la Résistance. Chacun sur un thème différent, les défilés fleuris attiraient un large public dans les rues de Saumur, pour un spectacle vivant, musical, dansant, coloré, et toujours gratuit.

Des dimanches mémorables...

En ce dimanche après-midi, dont on appréhendait souvent le temps qu'il allait faire, le défilé s'allongeait longuement jusqu'au soir avant d'atteindre la mairie pour la réception des reines, après de nombreux détours et contours dans le centre-ville, au milieu d'une haie de spectateurs, le programme à la main, impatients de découvrir les nouveautés de l'année.

esthétiques

Ce qui caractérisait les défilés fleuris, c'était principalement leur esthétique généreuse et harmonieuse, un art vivant mais éphémère, tant en ce qui concerne les chars, bien sûr, que les musiques et les groupes dansants, locaux ou invités.

...et magiques

Les constructeurs de chars mettaient un point d'honneur à cacher les conducteurs, pilotant un tracteur ou une automobile (dont l'état d'origine était méconnaissable). Les chars avançaient comme par magie... Mais quand il faisait très chaud, sous la carcasse du char, c'était intenable. À chaque arrêt, il fallait ouvrir le panneau par lequel le conducteur accédait à son volant. Finalement, ces acteurs indispensables des défilés n'en voyaient pratiquement rien.

Photos

  • 1950 Tous d'accord pour le même canon - Bagneux - Thème : Fleurs, fruits et vins.
  • 1956 Les Petits chevaux - La Croix Verte - Thème : Les jeux de société.
  • 1958 Qui vivra verra (Les 5 continents) - Les Ponts - Thème : Dictons et proverbes.
  • 1962 Le château de Saumur (d'après "Les Riches Heures du Duc de Berry") Les Violettes Robert Amy - Thème: Saumur et son Histoire.
  • 1963 Les Lavandières du Portugal - St Nicolas, Beaurepaire - Thème : Chansons d'hier et d'aujourd'hui.
  • 1966 Bonne nuit les petits - Nantilly - Thème : Vingt ans de thèmes.
  • 1969 Le Tyrol- St Jean, St Pierre - Thème : Les plaisirs.
  • 1972 Tournoi du Roi René - Quartier des Ponts - Thème : Le cheval.

Publicité

De 1948 aux années 60, comme pour le Tour de France, une caravane publicitaire vantaient les qualités des nouveaux produits à la mode tout en distribuant friandises, buvards et chapeaux en papier.

 

Escorte

Jusqu'au milieu des années 70/80, en tenue d'apparat, une escorte motocycliste de la gendarmerie précédait le défilé, invitant les spectateurs à se tenir sur les trottoirs. Gare aux petits pieds qui s'aventuraient sur la chaussée!

 

Des drapeaux, des oriflammes et des bouquets

Des petits drapeaux aux couleurs du comité (bleu et jaune) pavoisaient les rues et flottaient au vent le temps de la fête. Il ne fallait pas les accrocher trop tôt, sinon les coups de vent de juin les déchiraient méchamment. Aux angles des rues, des mâts portaient des oriflammes bicolores ou tricolores. Devant le théâtre, les mâts étaient aussi ornés, à mi-hauteur, de bouquets de fleurs naturelles, une décoration dont le mérite revenait aux techniciens municipaux du Jardin des Plantes.

Il arrivait souvent que des spectateurs louent des chambres de l’hôtel Budan pour assister tranquillement au spectacle des musiques, groupes et chars franchissant majestueusement la Loire avant d’entrer dans le centre-ville. 

 

En noir et blanc et en couleur

Dès le lendemain de la fête, les photographes professionnels (Decker, Lacoste, Perrusson), affichaient devant leur magasin sur des panneaux les photos numérotées, en noir et blanc, des musiques, groupes et chars qu'ils avaient tirées dans la nuit afin de les mettre en vente. Les Saumurois s'attroupaient pour s'extasier devant chaque photo en y recherchant des visages connus. Quelques semaines plus tard, dans le foyer du théâtre, des diapositives étaient projetés sur grand écran à tous ceux qui souhaitaient revivre en couleur le merveilleux spectacle du défilé fleuri.

 

 

 

Photos

  • 1974 La Madelon - St Hilaire St Florent - Thème : L'éternel féminin.
  • 1975 La prestidigitation -St Lambert-des-Levées- Thème : Rêves et souvenirs.
  • 1979 Maya l'abeille - St Nicolas - Beaurepaire - Thème : La télévision.
  • 1983 Festimask - St Lambert-des-Levées - Thème : Les Loisirs
  • 1984 Le Nautilus de Jules Verne - Centre-ville - Thème : La locomotion
  • 1988 Le Festival de Confolens - La Croix Verte - Thème : Festivals du monde
  • 1990 Halloween - Nantilly - Thème Le Monde en Fête.

Des échanges saumurois choletais

Musiques et groupes du Saumurois et du Choletais se sont illustrés lors du défilé fleuri de Saumur et de la  Mi-Carême de Cholet. 

Photos

  • Harmonie de St Macaire-en-Mauges. Rue Beaurepaire.
  • L'harmonie de Varrains sous la direction de Robert Le Verrier, inventeur et précurseur d'un style nouveau pour les défilés, professeur à l'école de musique. Il fut aussi chef de l'harmonie municipale de Saumur. Pont des Cadets, 1966.
  • Réveil saumurois (1944 - 2015), avenue du Gal de Gaulle en 1967.
  • La fanfare des trompettes de l'École de Cavalerie de Saumur - avenue du Gal de Gaulle en 1979 (dissoute au début des années 2000 cf Musiques militaires).
  • La Jeune France de Cholet - avenue du Gal de Gaulle en 1979.
  • La musique de Villebernier - avenue du Gal de Gaulle en 1979.

Tout au long de son histoire, le défilé fleuri a entretenu des liens étroits avec les carnavaliers du Choletais. Des années 70 à 90, l'amicale des carnavaliers de Cholet a de nombreuses fois participé à l'illumination des chars saumurois.

Dans les deux villes, des chars similaires ont été réalisés.

Photos : 

  • Ben-Hur - Saumur 1957 / Le Grand Jeu - Cholet 1966
  • Guitare et tambourin - Cholet 1960 / Guitare et tambourin - Saumur 1965

Des chars de St Macaire-en-Mauges ont participé à plusieurs défilés fleuris de Saumur.

St Macaire demeure fidèle à sa Fête des fleurs qui a lieu tous les deux ans.*

Le retour de cavalcade du lundi

Après les deux grands défilés du dimanche, le jour et la nuit, les acteurs de la fête étaient de nouveau de sortie le lendemain. Ainsi que le précise le programme : «Le défilé gagnera en fantaisie ce qu’il perdra en majesté.» En un mot, après l’effort, la rigolade. Les cortèges sages et posés du dimanche se muaient en défilé carnavalesque, des accoutrements plutôt que des déguisements, les chars eux-mêmes parfois métamorphosés. Parmi les acteurs de ces réjouissances, les fêtards de la « Commune libre de la Bilange », les Bilangeois. C’est surtout à ce moment-là que les confetti fusaient de partout, et de préférence, ceux du comité des fêtes.

Ce lundi matin, le réveil a été difficile. Peut-être s'est-il fait au son de la voiture des journaux locaux quand elle annonce la parution de "toutes les photos" du dimanche à grand renfort de haut-parleurs. Dans les premiers temps du défilé fleuri, le lundi est un jour quasi férié (journée entière de congé ou demi-journée dans les entreprises), mais il faut attendre la deuxième partie de l'après-midi pour les réjouissances.

De 1977 aux années 90, les élèves profitent alors d’un jour de vacances que leur accorde le maire : c’est la « journée du maire », une des multiples inventions éphémères de l’Éducation nationale.

Quelques musiques et groupes locaux rescapés de la veille répondent présents, dont le vaillant Réveil saumurois qui précède le char des reines en tête de défilé.

À partir du milieu des années 60, le défilé se concentre dans un quartier particulier chaque année, car il faut faire place à la circulation des voitures qui s’amplifie. L’axe central de Saumur pris dans le sens inverse du dimanche (d’où le nom de retour de cavalcade) n’est plus accessible.

Pour terminer cette journée, dans chaque quartier, les musiciens, suivis de leur char, allaient bon train d’un bar à l’autre. S'il faisait beau, il arrivait parfois qu'un char reste stationné sur une place de parking une partie de la semaine (place St Pierre, par exemple). À la sortie de l'école, des enfants "cueillaient" quelques fleurs qui ne tenaient plus très bien, mais elles avaient déjà perdu leurs belles couleurs vives.

Il est arrivé que des chars aient une seconde vie en participant, au mois de septembre, à la fête de la St Michel à Angers.

Photos

  • Retour de cavalcade 1957 - Sous le plus grand chapiteau du monde - St Jean St Pierre
  • Retour de cavalcade 1972
  • Retour de cavalcade 1973 - La noce des années folles du quartier des Ponts

Gracieuses majestés et Ambassadrices

Comme dans de nombreuses villes, en 1948, pour son premier défilé fleuri, le comité des fêtes de Saumur choisit d'instaurer l'élection d'une "reine de Saumur" et de deux vice-reines, tradition qui existait déjà avant la seconde Guerre mondiale, surtout en ce qui concerne les sports. 

Ces reines, qualifiées de gracieuses majestés, et comblées de cadeaux par les commerçants, auront l'honneur de représenter la ville dans de nombreuses manifestations et fêtes.

Les reines de 1968 ont eu plus de chance que les autres. Le défilé fleuri prévu le 23 juin sur le thème "Les plaisirs" est annulé. Son report en 1969 n'est pas lié directement aux "Évènements de mai", mais au choix de cette date pour le premier tour des élections législatives. Ces reines eurent donc le privilège de régner sur la ville pendant deux années, sans pour autant bénéficier de deux fois plus de cadeaux ! 

En 1986, le titre de reines est remplacé, comme à Cholet en 1981, par celui d'ambassadrices, mais toujours aussi gracieuses et toujours acclamées par le public républicain comme des reines qui font rêver.

Chaque année, leur char, aux couleurs de la ville de Saumur et celles du comité des fêtes, orné de fleurs naturelles, terminait le défilé fleuri du dimanche. De 1948 à la fin des années 90, il fut précédé par la fanfare de trompettes de l'EAABC.

Chaque quartier élisait aussi ses reines qui donnaient vie à chacun des chars qu'ils présentaient. S'y ajoutaient leurs petits pages, des enfants qui savaient se tenir sans bouger pendant de longues heures sous le soleil ou dans le vent, plus rarement, heureusement, sous la pluie.

Au temps des Géants et des festival des musiques militaires, après un arrêt de quelques années entre 1992 et 1997, la tradition a repris en 1998 et a définitivement cessé à Saumur en 2008. À Candé, il est toujours d'actualité d'élire des reines.

Dans la liste qui suit, il manque les reines de la cavalcade de 1946, du défilé fleuri de 1949 et les noms des ambassadrices de 2006. Merci à tous ceux qui pourront apporter des renseignements à ce sujet.

Pour lire la liste des reines, cliquer sur la page ci-dessous.

Les chevaux des défilés fleuris. 

Saumur, ville du cheval. Les défilés fleuris l'ont aussi démontré, au temps où les règles de sécurité étaient moins contraignantes qu'aujourd'hui. Cependant, en 1972, alors qu'environ soixante chevaux participent au défilé, plusieurs d'entre eux doivent s'en retirer à cause des pétards, pourtant interdits. 

Photos 

  • 1950 Violettes impériales - St Nicolas - Thème : Fleurs, fruits et vins.
  • 1953 L'auberge du cheval blanc - Longué - Thème : Les opérettes.
  • 1962 Escorte du Roi René - Tournoi, Pas de la joyeuse garde - Gare, Croix Verte - Thème : Saumur et son histoire.
  • 1962 Escorte d'Henri IV - Entrée d'Henri de Navarre à Saumur - St Jean St Pierre - Thème : Saumur et son histoire.
  • 1962 Le Cadre Noir - Évocation du Premier Carrousel d'Oudinot - St Nicolas, Beaurepaire - Thème : Saumur et son histoire.
  • 1972 La chasse à courre - Thème : Le cheval.
  • 1972 Club équestre saumurois - Thème : Le cheval.

 

Thèmes des défilés fleuris 1948 1990

  • 1948 Les chansons françaises
  • 1949 Les fables de La Fontaine
  • 1950 Fleurs, fruits et vins
  • 1951 Les grandes pages de l'Histoire de France
  • 1952 Les contes de fée
  • 1953 Les opérettes célèbres
  • 1954 La mythologie
  • 1955 La France d'outre-mer
  • 1956 Les jeux de société
  • 1957 Le cinéma
  • 1958 Dictons et proverbes
  • 1959 Les plaisirs de la table
  • 1960 Les romans célèbres
  • 1962 Saumur et son histoire
  • 1963 Chansons d'hier et d'aujourd'hui
  • 1964 Souvenirs de voyages
  • 1965 La danse
  • 1966 Vingt ans de thèmes
  • 1969 Les plaisirs
  • 1970 Succès d'antan, tubes d'aujourd'hui
  • 1971 Les belles
  • 1972 Le cheval
  • 1973 Les années folles
  • 1974 La femme, l'éternel féminin
  • 1975 Rêves et souvenirs
  • 1977 Les bandes dessinées
  • 1978 La musique
  • 1979 La télévision
  • 1980 Les grands évènements
  • 1981 Contes et légendes
  • 1982 La fête
  • 1983 Les loisirs
  • 1984 La locomotion à travers les âges
  • 1986 Les grandes découvertes
  • 1988 Les festivals
  • 1990 Le monde en fête

1961 : pas de défilé fleuri. 1968 : défilé fleuri reporté en 1969.

 

 

Tout un spectacle de cirque

Des clowns, des vélocipédistes, des jongleurs, des trapézistes, des Indiens et des poneys...

Petites écuyères deviendront grandes...

Des années 70 aux années 90, les majorettes sont de toutes les fêtes, avec un "plus" à Saumur : Les (petites) écuyères montent fièrement des poneys qu'elles conduisent avec dextérité.

Photos 

  • La parade du cirque - défilé fleuri 1979
  • Écuyère - défilé fleuri 1984

D'autres fêtes

Fêtes folkloriques

1967 1976 : Des rassemblements de groupes folkloriques remplacent le défilé fleuri. Des groupes (danses/musiques) sont venus de nombreux pays européens. Si ces fêtes n'ont pas perduré, elles sont à l'origine de l'internationalisation du défilé fleuri puis des festivals qui suivront.

Sous la houlette de Mme Caillère, le groupe "La Perle de l'Anjou" a illustré avec brio les couleurs, les danses traditionnelles de l'Anjou et porté fièrement les coiffes typiquement saumuroises.

Photos (1967)

  • La Perle de l'Anjou
  • Aunis et Saintonge
  • Portugais / Sablaises
  • Hollandaises et Hollandais
  • Provençales et Provençaux

La Foire-Exposition de Saumur

Des années 50 aux années 90, le comité des fêtes organise la Foire-Exposition de Saumur qui connaît son plus vif succès auprès des commerçants, des artisans, des entreprises et des visiteurs lorsqu'elle se tient en mai sur la place Marc-Leclerc. Le quartier des Ponts, pris d'assaut par les automobilistes, se transformait alors en vaste parking jusqu'à l'actuelle rue de Verden. L'entrée de la foire était aussi gratuite. (La foire-exposition s'était tenue préalablement place du Chardonnet). Même en 1968, la foire-exposition se tint comme d'habitude du 23 au 27 mai, mais les visiteurs choisirent le plus souvent d'y venir à pied...

Le Comité des fêtes a aussi organisé la Foire aux vins et l'élection des reines du vin !

Photo : 20 mai 1975 - Entrée de la Foire Exposition, place Marc Leclerc.

Fêtes estivales

Parmi de nombreuses fêtes estivales, le comité des Fêtes de Saumur a aussi organisé la soirée du 14 juillet à Saumur avec concert, bal et feu d'artifice. En 1989, c'est le comité des fêtes qui illustre dans les rues de Saumur le Bicentenaire de la Révolution française avec groupes (dont les provinces de France), musiques étrangères et locales, et char. 

Photo : La Bastille 1989

Vidéo : la nuit du 14 Juillet 1989 à Saumur.

Des acteurs enthousiastes

Parmi les personnalités qui ont marqué cette période : André Gouin, créateur du défilé fleuri, Jean Bordier, Marcel Angibault, puis Maurice Fournier, auquel succède en 1980 l'actuel président : Jean-Claude Mazé.

Parmi les nombreux acteurs saumurois qui ont contribué au succès de ces fêtes, il convient de citer mesdames Rousse, Cailleau, Caillère, messieurs Bernard, Bertrand, Blot, Bricka, Caillère, Cacouault, Cailleau, Chacun, Chudeau, Corbineau, Criton, Debrou, Desbois, Duckers, Fruchaud, Giboureau, Grolleau, Lelièvre, Lacaze, Legrand, Lemoine, Leroux, Lissague, Longin, Mabileau, Mainfray, Mercier, Moncourtois, Murat, Neveu, Pessonnier, Pucelle, Rabier, Sauvage, Vian, Victor, Voisine... La liste n'est pas exhaustive.

Photo : Maurice Fournier

Claude Hamelin

Claude Hamelin fut le concepteur passionné de nombreux chars des défilés fleuris et des festivals des Géants, dont il a réalisé les dessins et les maquettes des années 60 jusqu'en 2010.

Le comité des fêtes de Saumur se doit de lui rendre un hommage respectueux pour l'œuvre esthétique qu'il a accomplie avec élégance pour des spectacles populaires qu'il voulait à la fois plaisants et raffinés.

Claude Hamelin a aussi réalisé la maquette de la salle à l'italienne du théâtre de Saumur, jusque dans les moindres détails.

Photo : Claude Hamelin

Le Festival international des Géants

Depuis 1992. Années paires.

Découvrez la page :"D'hier à aujourd'hui - Du Festival international des Géants et des Masques à la Grande Parade de Saumur".

Le Festival de Musiques militaires

Depuis 1985 - Années impaires.

En 1984/1985, Le comité permanent des fêtes de Saumur décide de faire alterner le défilé fleuri avec un festival de musiques militaires.

Découvrez la page "Le Festival international des Musiques militaires."

Nous recherchons les programmes de 1946 et 1949, ainsi que des photos des défilés de 1946 à 1990.

* Bibliographie

Un ouvrage, écrit conjointement par Jean-Paul Mandegou et Christian Percereau, est disponible (prêt) au bureau du Comité des Fêtes de Saumur. Il raconte les origines des fêtes saumuroises et, dans le détail, l'épopée du Défilé fleuri (1948 - 1990). Il évoque aussi les Géants et les Festivals des Musiques Militaires. 

 

 

 

 

"La Grande Aventure des Carnavaliers de Cholet", parue fin 2016 et disponible à Saumur, Cholet et Angers. Auteur: Christian Percereau.

Témoignage vidéo

Défilé fleuri 24 juin 1990.

Collections des photos et vidéos :

Caillère / Comité des fêtes / Gandar / Mandegou / Percereau 

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